A little tour and then change

Voyager, c’est avancer sans tout maîtriser

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Chaos, contrastes et lâcher-prise : la route nous transforme

Notre voyage en Inde nous mène à Tanjavur, dans le sud du pays. Une ville bruyante, poussiéreuse, profondément marquée par la pauvreté. Les rues sont enchevêtrées, saturées de klaxons. Les vaches y sont présentes, mais enchaînées, amaigries, résignées, loin de l’image sacrée à laquelle nous nous attendions. Les corps souffrent aussi. Beaucoup d’infirmes, de visages abîmés. Pour les enfants, c’est difficile.

Et pour nous, adultes, c’est une épreuve sensorielle et intérieure. Le choc est frontal. Partout, on nous observe, on nous photographie. La blancheur de la peau de nos filles fascine. On les prend en photo sans demander. On sourit, parfois. On se sent mal à l’aise, souvent. On s’adapte, doucement. Mais l’agitation nous épuise.

Pondichéry, une parenthèse apaisée

Quelques jours plus tard, nous atteignons Pondichéry. L’air y est plus doux. La ville, plus calme. L’architecture coloniale, les rues plus larges, l’influence française adoucissent l’intensité vécue à Tanjavur. Nous avons besoin de récupérer. Besoin de revenir à nous.

Alors nous décidons de prendre du temps pour faire autre chose. Nous nous ouvrons à l’art indien en participant à des ateliers : danse, dessin, henné, cuisine. Ces espaces sont comme des respirations. Un autre moyen de rencontrer la culture indienne : par le geste, par le corps, par les mains. Les enfants s’apaisent, se concentrent, rient. Et nous, peu à peu, retrouvons une forme d’équilibre.

Munnar : le vert refuge

Puis vient Munnar, en montagne. Mais pour y arriver, il faut d’abord affronter… un trajet chaotique en bus de nuit. La conduite est nerveuse, rapide, les routes sinueuses. Il fait noir, il pleut, le bus tangue. J’ai peur. Réellement peur. Peur d’un accident. Peur de ne pas arriver à destination. C’est le moment du vrai lâcher-prise.

Et pourtant, au matin, nous sommes là. Dans la fraîcheur, la verdure, le silence. Munnar nous accueille comme un baume. Tout est humide, fleuri, brumeux. Il pleut presque tout le temps. Mais cette pluie, nous la recevons comme une caresse. Nous passons des heures à regarder tomber la pluie, tous les cinq, sans rien attendre.

Une philosophie de voyage, une philosophie de vie

C’est à Munnar que naît une phrase qui nous accompagnera pour le reste du voyage : « Même si on n’a pas toutes les infos de trajet, on arrive toujours à destination. »

Une vérité simple, née de l’expérience. Nous apprenons à faire confiance au chemin, même s’il est incertain. À ne plus vouloir tout contrôler. À laisser la vie se dérouler, même si le GPS est flou, même si l’étape est rude, même si le repos est encore loin.

Midipy : faire confiance au processus

Ce que nous vivons ici fait écho à notre démarche avec Midipy. Dans notre façon de concevoir, de produire, de livrer, il y a aussi ce choix d’une confiance patiente. Travailler avec des artisans prend du temps. Choisir des matières naturelles implique de respecter les cycles. Livrer sur-mesure, ce n’est pas toujours immédiat.

Nos objets naissent d’un chemin, pas d’une chaîne. Ils portent en eux le temps qu’il faut, les étapes invisibles, les silences entre les gestes. Et au bout du compte, ils arrivent à destination. Comme nous, sur cette route de Munnar.

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