A little tour and then change

Se détacher de l’avant, accueillir l’après : un tournant du voyage

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Tisser, transmettre, se transformer : une fin de chapitre au Laos

Dans le nord du Laos, nous savourons une pause familiale dans un village de montagne. Le calme est total. Le paysage, doux et silencieux. Les enfants s’émerveillent d’un rien, nous aussi. Et parmi les petites joies inattendues, il y a une baguette croustillante, cuite sur place, et même une pizza maison partagée tous les cinq. Un clin d’œil à nos racines, un goût de France dans cette Asie végétale.

Puis nous rejoignons Luang Prabang, ville tranquille et lumineuse. Nous louons une maison pour quelques jours. L’occasion de nous poser, de réfléchir à la suite. Nous vivons au rythme de la ville : marchés, balades à pied, repas simples.

Rencontre, partage et transmission avec d’autres voyageurs

Un matin, nous faisons la rencontre d’une famille française en voyage au long cours. Les échanges sont immédiats, joyeux, profonds. Nous décidons de leur faire découvrir le village de Sai, où nous avons vécu des moments si intenses. Tous ensemble, nous passons une journée là-bas, avec les enfants. Partage d’un lieu qui nous a transformés, transmission de ce lien. Voir d’autres familles entrer en résonance avec ce lieu donne un sens nouveau à notre présence ici.

Tisser avec les mains, avec le cœur

Dans notre quartier à Luang Prabang, nous découvrons un atelier de tissage artisanal. Des femmes y travaillent avec patience : elles teignent le coton à la main avec des pigments végétaux, puis tissent sur de grands métiers, actionnés par leurs pieds. Le rythme est lent, le geste est sûr. Nos filles participent à un atelier : elles apprennent à tisser, découvrent la coordination, le fil tendu, le motif qui apparaît peu à peu.

Elles comprennent qu’un tissu peut être un acte de présence, pas un objet anonyme. Elles repartent avec leur petite pièce de coton, fières, changées. Et nous, nous repartons avec la confirmation que ce qui est beau, c’est le geste, pas la vitesse.

Préparer la suite avec douceur, hors du monde d’avant

Pendant ces jours calmes, nous préparons la prochaine étape : l’Australie, où nous allons passer deux mois chez des amis à Brisbane. C’est bientôt Noël, l’excitation monte chez les enfants. Mais pour Daniel et moi, un autre sentiment se superpose : une forme d’appréhension discrète.

Car nous réalisons, l’un et l’autre, que nous avons lâché prise. Que nous ne sommes plus dans la pression, les repères, les rythmes de notre vie d’avant. Le voyage nous a déplacés, décantés. Nous nous sentons hors jeu du monde occidental, au sens libérateur du terme.

L’idée de rejoindre un pays très occidentalisé comme l’Australie nous intrigue. Comment allons-nous nous y sentir ? Allons-nous retrouver des automatismes ? Ou continuer à vivre autrement, en pleine conscience ?

Créer comme on vit : avec lenteur, lien et confiance

Ce tournant intérieur vient renforcer nos choix pour Midipy. Nous ne voulons pas d’une entreprise qui court après la croissance, le bruit, le chiffre. Nous voulons une entreprise à l’image de ce que nous vivons ici : enracinée, fidèle, chaleureuse.

Comme ces tisserandes qui, chaque matin, reprennent leur fil à la teinte végétale, nous avançons à notre rythme, en relation directe avec nos clients, nos partenaires, nos ateliers. Nous ne planifions pas tout, mais nous savons où nous allons. Nous construisons dans la durée, dans le lien, dans le soin.

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