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Ralentir pour mieux se relier : le tournant du Laos
Nous arrivons au Laos par le sud, dans la région des 4000 îles. Et tout de suite, nous respirons. L’atmosphère change. Le tempo ralentit. La nature reprend sa place. Le Mékong s’étire, large et puissant, les canots en bois glissent doucement sur l’eau. Nous posons nos sacs dans une maison sur pilotis, au bord de l’eau. Et chaque soir, nous regardons le soleil se coucher en silence. C’est beau. C’est lent. C’est essentiel.
Après l’expérience éprouvante du Cambodge, le Laos nous semble prometteur, plus calme, plus doux. Mais c’est aussi nous qui changeons. Quelque chose en nous bascule. Nous ne cherchons plus à voir, mais à vivre. Nous décidons de ralentir encore davantage. De moins planifier, moins remplir les journées. De laisser de la place à ce qui vient.
Expériences humaines et sens du lien
Nous entamons un trek de deux jours dans les plateaux du Boloven, avec un guide local. C’est exigeant, mais porteur. Nous marchons dans une forêt dense, traversons des hameaux isolés, partageons des repas simples. Le soir, nous dormons chez l’habitant. La maison est modeste, mais l’accueil est immense.
La famille nous offre une cérémonie de bienvenue, présidée par le chaman du village. Autour d’un plateau d’offrandes, chacun nous adresse des souhaits de bonheur, en attachant à nos poignets de petits bracelets blancs. Les gestes sont lents, les mots murmurés. C’est un rituel intime, sans folklore. Nous sommes touchés, profondément.
Vivre dans une famille, partager au quotidien
Quelques jours plus tard, nous rejoignons une famille près de Luang Prabang. Nous allons y passer cinq jours, dans leur quotidien. Nous aidons Sai, notre hôte, à donner des cours d’anglais à des enfants et adolescents du village. Les filles participent, les liens se tissent. Sai nous raconte sa vie, sa famille, ses projets. Ici, la solidarité est vivante. Chacun aide, chacun soutient. Il n’y a pas beaucoup, mais tout est partagé.
Ce séjour est un moment fort du voyage. Il nous ramène à l’essentiel : l’écoute, l’échange, l’utilité simple. Nous apprenons, nous transmettons, nous rions, nous cuisinons ensemble. Les enfants découvrent une autre forme d’école : celle du lien. Et nous, nous recevons une leçon de sobriété heureuse.
Un tournant dans notre voyage, une confirmation pour notre engagement
Ce que nous vivons au Laos vient confirmer une intuition profonde : pour bien vivre, il faut ralentir. Il faut créer du lien, et non empiler des expériences. Il faut faire moins, mais mieux. Et cela rejoint, en tout point, la manière dont nous avons choisi d’entreprendre avec Midipy.
Notre aventure professionnelle ne repose pas sur le volume, mais sur la qualité. Des relations longues avec nos ateliers partenaires, des projets construits dans le temps avec nos clients, des objets pensés pour accompagner, pas pour briller. Une communication sobre, respectueuse, sans sur-sollicitation. Comme ces familles laotiennes, nous croyons à la fidélité, à l’ancrage, au geste simple et sincère.
Midipy : fabriquer, transmettre, relier
Un plaid en laine, un set de table, une boîte à mouchoirs en cuir : ces objets n’ont pas pour mission de séduire, mais d’accompagner le quotidien. De structurer, de réchauffer, de soutenir. Ce sont des objets pensés pour tisser du lien avec son intérieur, avec son rythme, avec ceux qui vivent autour.
Comme les bracelets de coton noués par des mains inconnues, mais bienveillantes, chaque objet Midipy veut porter un peu plus qu’un usage. Il veut incarner une présence, une attention, une trace.